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  • : Les petites chroniques d'Holly
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  • : Étudiante angliciste souffrant d'une addiction aux romans de toute catégorie et aux films et séries. J'écris des critiques sur chacun d'entre eux après les avoir décortiquer mais je m'attaque aussi à d'autres domaines quand je veux. Me contacter : hollygolightly[at]live.fr
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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:39

Après une chronique littéraire sur la Comédie Romantique, voici le deuxième livre lu dans le cadre de mon Alphahttp://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/3/9/5/9782070349593.jpg Challenge : La Belle et la Bête.

 

Pour les plus jeunes, La Belle et la Bête reste le film d'animation des studios Disney sorti en 1991 et couronné de deux Oscars (ainsi que le seul film d'animation nominé dans la catégorie Meilleur film (mais ça on s'en fiche un peu)). Pour nos grands-parents, c'est le film de 1946 par Jean Cocteau avec Jean Marais. Pour les adeptes de fantastique, ils ajoutent le film de 2009 avec Estella Warren.

Mais comme pour la plupart des Disney (entre autre), La Belle et la Bête est avant tout un conte de fées ... français. Pour beaucoup qui le connaissent, l'auteur est Jeanne-Marie Leprince de Beaumont mais c'est faux ! Contre toute attente, cette chère Jeanne-Marie n'a pas inventé grand chose : elle s'est simplement contentée de racourcir le conte d'origine et d'ajouter une morale comme cela se faisait à l'époque. "Mais, me diriez-vous, quel est donc l'auteur de la véritable histoire de La Belle et la Bête ?" Et bien c'est très simple, il s'agit de Gabrielle-Suzanne de Villeneuve, née vers 1695 à La Rochelle (C'est chez moi !), qui le publia en 1740. De nos jours (ouh que ça me fait drôle de dire ça), on ne connaît que la version abrégée de Mme Leprince de Beaumont dont j'en parle ici, publiée en 1758. La version originale a totalement été occultée en sa faveur.

J'avoue, honteusement, que j'ignorais l'existence de cette version d'origine avant de tomber sur l'édition Folio 2€. Bref ... Je l'ai acheté, je me suis calée dans mon lit avec une bonne tisane fumante et j'ai attaqué les origines de mon Disney préféré (mais ça vous le savez tous).

 

Et bien que dire ? ... Je me suis trouvée face à une histoire semblable à la version abrégée mais tellement plus riche de détails et d'évènements. Pour avoir lu la version de Mme Leprince de Beaumont, je savais que j'allais retrouver des éléments similaires comme la rose cueillie sans permission, le père ruiné, les nombreux frères et soeurs, ... Si j'ai retrouvé ces éléments, j'ai en revanche découvert des éléments dont je n'aurais jamais imaginé la moindre présence. Petit détail tout bête, le songe. La Belle, chaque soir en s'endormant, rêve d'un beau jeune homme et en tombe amoureuse (et inversement). De ce fait, elle repousse sans cesse la Bête (qui est véritablement affreuse avec des écailles partout) sans se douter que cette vision est en réalité un moyen de lui faire découvrir la véritable identité de la Bête (mais comme beaucoup d'héroïnes de conte de fées, la jugotte, elle est pas là tout de suite). Il y aurait bien d'autres détails qui mériteraient d'être présentés mais j'ai peur de tout gâcher. Vraiment ? Vous en voulez d'autres ? Bon alors deux petites choses mais pas plus. Un autre détail qui m'a frappée, c'est le sort réservé aux soeurs, si Mme Leprince de Beaumont les condamne à vivre sous la pierre le bonheur de leur soeur, Mme de Villeneuve propose bien autre chose. Elle leur laisse la vie sauve et leur permet d'épouser leurs amoureux (qui sont tout de même charmés par la beauté de la Belle). Quelque part, je préfère ça. Ce conte diverge des autres des frères Grimm, Perrault, Andersen et autre Comtesse de Ségur qui parfois offre des happy ends un peu sanglant. Mais ce qui m'a le plus touchée dans cette version, c'est bien sûr le dénouement. En effet, on ne s'arrête pas au mariage de la Belle et du Prince comme c'est le cas avec Mme Leprince de Beaumont. Mme de Villeneuve nous offre les festivités du mariage et bien plus encore. On découvre les origines du prince, ce qui fait qu'il est devenu la Bête mais on découvre aussi que la Belle n'est pas celle qu'elle prétend être et ça ... ce fut une véritable surprise pour moi. J'avoue que le style de l'auteur m'a un peu gâchée la découverte car j'ai dû relire certains passages pour comprendre des détails que je n'avais pas saisi à la première lecture. Des rebondissements dans une histoire sont mes passages favoris.

 

En conclusion, je dois avouer que j'en suis ressortie avec des étoiles plein les yeux. J'ai ENFIN lu la Véritable Histoire de mon Disney préféré. Certes, le Disney est quelque peu réécrit pour ne pas dire changé pour s'adapter aux spectateurs (mais de toute façon, c'est le cas à chaque fois non ? Regardez Cendrillon des frères Grimm et vous comprendrez) mais j'ai tout de même retrouvé cette magie et ce plaisir qui m'anime à chaque fois que je regarde La Belle et la Bête. Si je devais choisir quelle version de La Belle et la Bête je préfère et bien sans hésitation je répondrais l'originale car un : l'auteur et moi sommes rochelaises (oui il m'arrive d'être chauvine parfois), deux : le conte est finalement un roman à lui tout seul et trois : pour les sentiments qu'il m'a inspirée en le lisant. D'ailleurs, j'avais en tête durant ma lecture la bande originale du Disney et plus particulièrement l'opening ainsi que la transformation de la Bête en Adam (bah oui parce que Disney l'a appelé Adam même si on ne le dit pas). Donc petit conseil : si jamais l'occasion se présente à vous de lire la Véritable Histoire de La Belle et la Bête et bien n'hésitez pas un seul instant. Vous ne serez en aucun cas déçus.

 

Livre lu en particulier dans le cadre de :

 

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Published by Holly Golightly - dans Alpha Challenge
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 19:05

http://www.images.hachette-livre.fr/media/imgArticle/LGFLIVREDEPOCHE/2010/9782253126737-G.jpgMe revoilà pour une nouvelle chronique en lien avec mon Alpha Challenge. Pour la lettre B, j'ai choisi deux livres. Aujourd'hui, je vais vous parler du premier.

Jusqu'à maintenant, je lis beaucoup de romans Chick-Lit (dont j'explique le terme ici ) parce qu'en plus de bien faire rire, il y a des histoires d'amour sympathiques et puis comme j'adore ça ... Toujours est-il que les meilleurs auteurs de ce genre de littérature ne sont pas françaises : elles sont soit anglaises (Helen Fielding ou encore la regrettée Zoe Barnes) ou américaines (Candace Bushnell ou bien Lauren Weisberger). Désormais, ces chères demoiselles n'ont qu'à bien se tenir car j'ai ENFIN trouvé la française qui leur tient tête dans cet univers : Tonie Behar.

Comme vous le savez, j'ai mis pas mal de temps avant de me poser sur over-blog puisque je suis une éternelle insatisfaite et un beau jour, en publiant mon fameux article sur la Chick-Lit, j'ai reçu un commentaire de Tonie Behar me proposant de lire son livre. Ni une ni deux, j'ai foncé à la librairie me l'acheter. Je l'ai dévoré en une journée. Quelques temps ont passé et l'Alpha Challenge me permet de me replonger dans ce roman : Coups bas et talons hauts.

 

Dahlia Arditi est attachée de presse dans une grande agence parisienne de relations publiques. Sa vie aurait pu être une longue suite de soirées glamour si la très chic et très ambitieuse directrice, Chloé de Lignan, ne jouait pas les trouble-fête. Slalomant entre les peaux de bananes, Dahlia doit gérer seule le défilé haute couture d’un génie de la mode et composer avec une vie affective pour le moins agitée : l’homme dont elle est tombée amoureuse a disparu depuis six mois, ses parents traversent une crise existentielle et sa soeur, sa confidente, est vampirisée par un mari hypocondriaque. Heureusement, quand tout va mal, Dahlia a sa « Liste ». Celle de tous ses amoureux potentiels. Car Dahlia allume, mais elle n’éteint pas...

 

Je l'ai vraiment adoré ! Je me suis retrouvée face à une héroïne qui aurait très bien pu être moi (elle est issue d'un milieu plus ou moins populaire selon mon avis) et qui a gravi les différents échelons sociaux sans l'aide de personne. Cela change de ces héroïnes avec les cuillères en argent dans la bouche et qui sont super bien lookées d'entrée de jeu. Bon OK ses parents sont finalement connus (dans le milieu pharmaceutique) mais au final, on est loin des magasins Bergdorf de Blonde Attitude. Au niveau du caractère, Dahlia est loin d'être bête et de chercher le grand amour, autre bon point supplémentaire. Elle est du genre à allumer (sans éteindre dixit sa plume de mère) mais attention ! Elle est loin d'être vulgaire comme certaines héroïnes françaises (d'où mon ENFIN triomphale) et ça ! C'est vraiment une bouffée d'air frais.

Ajoutons à ça une méchante fille qui fait tout pour lui rendre la vie dure. Merci d'avoir créé Chloé de Lignan ! Même si elle possède de nombreux traits similaires à ses comparses américaines (surtout), elle a au moins le mérite d'être typiquement française en venant d'un milieu aisé (de la noblesse même). J'aime détester Chloé non vraiment, j'aime. Et ce qui est génial avec la plume de Tonie Behar est bien c'est qu'à la fin, elle nous offre un genre de chute et donc Chloé ... on finit par éprouver de la pitié pour elle.

Allez, encore deux petits détails (peut être trois si je suis motivée) et promis, j'ai fini. Donc je reprends ... Contrairement au milieu de la mode, Tonie Behar a choisi l'évènementiel (j'ai bon non ?) avec un zeste de publicité. Vraiment, le top du top. On se retrouve dans un univers totalement différent de la Chick-Lit habituelle. On trouve tout de même quelques allusions à la mode (les chiens Dolce et Gabbana ... vraiment j'aime !) mais l'auteur nous offre tout de même un changement avec des personnages inventés (Juan Bilal par exemple) et des célébrités bien de chez nous. Quel plaisir de découvrir Pascal Nègre se mêlant à Amel Bent en passant par Gad Elmaleh (seul petit bémol, je sais pas si Amel a des expressions comme dans le livre). Là on voit vraiment de qui on parle.

Bon faut que je finisse quand même non ? Allez, je vous parle du "prince". Ce personnage est l'un de mes préférés (avec la maman de Dahlia ça va de soi). Pourquoi ? Et bien j'avoue me plaire à penser que la nationalité d'Adam (c'est son nom) est quelque part un petit clin d'oeil aux autres auteurs de Chick-Lit. Ensuite, son caractère est plaisant et il me rappelle un peu Charlie Dunlain (le "prince" dans Blonde Attitude de Plum Sykes) dans ses échanges avec Dahlia. Le milieu dans lequel il évolue (la musique urbaine) change aussi des classiques du genre. Il n'est pas moralisateur comme Charlie mais il a vraiment un charme plaisant (pour un prince de papier).

Promis je termine après ça. Le début du roman est digne d'un conte de fées. Le prince qui sauve la princesse. C'est ... romantique ! Et puis sincèrement, c'est vraiment une bonne introduction à l'intrigue puisqu'en quelque sorte, c'est le point central du roman (j'ai encore bon Tonie Behar ?).

Bref ... concluons. A tous les adeptes de Chick-Lit, lisez ce roman. Jetez-vous dessus même. Pour une fois qu'une française est capable de tenir tête avec sa plume aux titanides de cette littérature, il n'y a pas de question à se poser. Par contre, je tiens tout de même à préciser que l'auteur ne se considère pas comme auteur de Chick-Lit mais de Comédie Romantique. Quand on lit Coups bas et talons hauts, on le comprend dès ce "prologue" chevaleresque que c'est un nouveau genre de littérature qui promet de faire de l'ombre à la Chick-Lit. Un nouveau vent d'air frais souffle et il est français.

 

 

Livre lu en particulier dans le cadre de :

 

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